Petit être fragile

Publié le par Princesse Mentos

 

Je fais médecine du côté des malades

Le constat est malheureux mais bien réel. Déjà dans le ventre de ma mère, on lui prédisait une fille fragile ( au niveau santé ) et le temps lui a montré la véracité de ces faits. 

Ces temps-ci plus particulièrement, mes migraines me font énormément soufrir ainsi que mes muscles ( je suis maladroite, et casse-cou, ce qui n'arrange pas les choses j'en conçois, en plus d'être fragile ). Encore aujourd'hui, je suis allée faire de l'escalade avec mon petit frère et je me suis faite mal au bras droit en montant un mur ... 

Mes migraines furent déclenchées il y a de ça deux ans, à la suite d'une rupture amoureuse bien douleureuse. Celle-ci m'a tellement touchée que je m'en rendais malade, et comme je n'avais reçu que peu d'explications et floues en plus de cela, je réfléchissais beaucoup au "pourquoi du comment". De là ce sont manifestées d'atroces mals de tête qui ne se calmaient pas à l'aide d'un Doliprane, ou Aspirine. Alors, j'en prenais 2, puis 3, puis 4, et enfin le mal de tête passait. Mais plus le temps passait, plus ce jeune homme m'embrouillait, et plus mes migraines allaient de mal en pis, que je devais calmer par des doses de doliprane allant jusqu'à sept ! ... Rappelons que la dose létale est huit ! A ces migraines s'ajoutaient des vertiges, des pertes de connaissances agrémentés de nausées, qui m'ont conduits de très nombreuses fois à l'hôpital !

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Mon médecin traitant est certes une femme très sympathique mais elle ne prenait pas en compte les migraines dont je soufrais énormément ! La migraine est fort heureusement reconnue depuis peu comme une vraie maladie et s'en est une car comme toute autre maladie, notre douleur est bien réelle est souvent handicapante ! Bref, mes parents affolés par les doses d'anti-douleurs que j'ingurgitais, les nausées, les vertiges auxquels je succombaient, ont appelé un de leurs nombreux amis médecins qui m'a fait hospitalisé d'urgence pendant une semaine où j'ai subi une batterie de tests. 

A l'hôpital, enfin, on a pris réellement en compte mes migraines, on m'a donné un traitement de fond. Lors de ma visite chez le neurologue deux semaines plus tard, ce dernier m'a interrompu le traitement, car bien évidemment lors de mon hospitalisation on m'a détecté d'autres soucis de santé dont le syndrome de Raynaud ( même si celui-ci n'est pas grave en lui-même ) sauf, que là précisément ça aurait pu tourner mal car si j'avais continué le traitement j'aurais fait une nécrose des doigts ...

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J'ai donc eu un nouveau traitement qui a bien marché mis à part le fait qu'il me causait des troubles de la concentration et de la mémorisation. Alors j'ai à nouveau changé de traitement, le changement entre les deux fut difficile, mais le nouveau fut son effet assez rapidement et correctement surtout. Mais il y a 4-5 mois, ledit traitement a cessé de fonctionner, je ne ressentais plus son effet car les crises étaient à nouveau plus fréquentes et moins espacées ( un traitement de fond ne fait pas disparaître les migraines, il les espace et diminue leur intensité ). Il y a deux mois j'ai encore testé un nouveau traitement dont l'efficacité se révèle assez mitigé, donc je prends souvent des anti-douleurs, mais pire encore: du codoliprane, beaucoup trop et des médeicaments de crise aussi. Lors de ma dernière visite, il y a cinq jours, le neurologue fut étonné par le nombre de médicaments de crise que je prends. Il a alors décidé de me faire hospitaliser après mes vacances à la fin de l'été pour me faire essayer un nouveau traitement de fond et me sevrer de tous les traitements de crises que je peux ingurgiter pendant mes nombreuses crises ces derniers temps. 

Je dois avouer que l'annonce de cette nouvelle hospitalisation me fait peur, m'angoisse, et me fait réfléchir à ce que l'on va me faire durant la semaine où j'y serai, et puis mes nouveaux traitements en cas de grosse migraine m'angoissent un peu également, de part ce fait, mes crises sont encore plus rapprochées et plus intenses.

Aujourd'hui toute l'aprem ainsi que toute la soirée j'ai eu un énorme mal de tête, j'ai essayé de ne pas trop prendre de médicaments comme l'a conseillé le neurologue mais je n'en pouvais plus, j'ai pris mon traitement de crise mais rien n'y faisait, cette saleté de migraine me torturait. J'en suis venue à me dire que je voulais mourir pour ne plus avoir à soufrir et ne plus faire soufrir mes proches ( eux aussi ils soufrent pour moi en me voyant mal ). Je reconnais qu'ils auraient encore plus soufferts si je mourrais... Mais tout de même, nous avons bien le droit d'être un poil égoïste quand on soufre à longueur de journée et qu'on aimerait que ça s'arrête. Attention je suis très heureuse dans ma vie, j'ai un chéri plus que merveilleux qui est là pour moi ( et qui en veut beaucoup à mon ex à cause duquel j'ai ces maudites migraines ), une famille qui est également là pour moi, tout un petit monde qui s'affère autour de moi pour m'aider et essayer de soulager mes crises. 

Publié dans moi - moi - moi

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